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En 1959, trois jeunes conseillers municipaux
ressentent la nécessité de faire quelque chose pour les jeunes plus
ou moins désoeuvrés. L'idée est de créer à
Montmorency une "Maison des Jeunes". Premières
réunions sous la présidence du
Maire de l'époque et des associations concernées.
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1960 : création de l'association
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La constitution d'un bureau se fait, non sans
difficulté. Il se compose alors de :
* Monsieur THIEBAULT, président
* Monsieur PHILIPPE, vice-président
* Monsieur DUMET trésorier
* Monsieur DUERMAEL, secrétaire (qui deviendra président par la
suite)
Le sigle de l'association se modifie à
3 reprises au cours des années :
* Maison des Jeunes et de la
Culture
(MJC)
* Maison Pour Tous (MPT)
* Maison des Loisirs et
de la Culture (MLC)
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Le premier local que la municipalité
attribue est une salle de classe désaffectée de l'ancienne
maternelle Jules Ferry, dans le bas de Montmorency. Le nettoyage et les peintures
se font avec des bénévoles ; après quelques week-ends,
la MJC prend un aspect présentable et les premiers adhérents
s'y trouvent plutôt bien.
Les premières manifestations ont lieu
le dimanche après-midi.
Les responsables se relaient pour que tout se passe sans débordement.
Petit à petit, des activités
se créent pour lesquelles les jeunes et leurs familles montrent
beaucoup d'intérêt.
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Développement |
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La municipalité qui a
pris conscience
de l'importance de l'impact de cette structure sur la population et en
particulier sur la jeunesse, fait édifier dans le haut de Montmorency,
au n°6 du chemin des hauts briffaults, un bâtiment préfabriqué pour
"installer" la M.J.C. dans ce quartier de la ville.
Quelques années plus tard, la MLC obtient un second local, que beaucoup de Montmorencéens ont connu : le "Mille
Club" du n°40 de la rue des Gallerands,
à côté du gymnase.
Des cours de danse sont également
proposés dans une classe d'ancienne école, chemin des bois briffaults.
Plusieurs directeurs se succèdent avant
qu'un nouveau responsable prenne vraiment les choses en main, avec des
projets plus ambitieux. En 1977, ce nouveau directeur se retrouve entouré d'une équipe de
bénévoles motivés et beaucoup plus de choses deviennent alors possibles.
Malgré peu de moyens, la MJC prend
un rapide essor.
Elle devient alors de plus en plus
active et créative. Un directeur adjoint est nommé.
Les spectacles, cabarets,
expositions, fêtes de quartier se multiplient. Les concerts de rock organisés à
la salle des fête accrochent un public qui devient fidèle.
Un ciné-club est mis
en place à l'Eden, dans le centre ville, proposant aussi bien des films pour les
enfants et les adultes que pour le troisième âge, il y fonctionnera pendant plus de 10
ans.
De nouvelles activités sont mises en place au n°45 de l'avenue de Domont. La MLC
ne se limite plus à ses activités internes, elle participe à beaucoup d'actions
: Fête de la cerise, animations pour les manifestations sportives,
sonorisations, montage de chapiteaux, prestations de services, création d'une
exposition itinérante sur le jeu de l'oie etc. |
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Une des premières soirées cabaret à la MLC des
Champeaux vers 1978
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Au début des années 80, un second bâtiment préfabriqué
(un "SEAL", en forme de double pyramide) est monté juste à
côté de l'ancienne structure : la MLC va également bénéficier peu à
peu de ce nouvel espace pour ses activités.
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Créations |
L'animation de quartier
Constatant que beaucoup de jeunes se groupaient
autour des résidences et dans leurs escaliers, des contacts furent
pris avec les responsables pour créer des animations dans les locaux
sociaux. L'approche de départ ne fut pas très bien comprise
: il fallut un certain temps pour faire admettre ce point de vue. Mais
l'animation de quartier était née. Une réalisation
intéressante puisqu'elle donnait la possibilité à
de très jeunes et à de moins jeunes de s'intégrer
dans une structure de type foyer avec des activités sportives, manuelles, des
sorties et des camps de vacances.
Dès 1978, des animateurs prennent le projet avec beaucoup de dévouement et réussissent à
faire progresser l'Animation de quartier dont l'utilité et la nécessité
sont vite reconnues. Une salle est ouverte à la résidence
"Florian", une autre aux "Peupliers" une troisième à "La Fontaine". L'aide que donne la ville pour faire prospérer
l'association démontre que l'orientation était bonne. Un soutien scolaire est
mis en place pour les enfants.
Au début des années 90, l'animation de quartier prend son autonomie et se
constitue en association dans des locaux séparés de la MLC.
Elle deviendra par la suite successivement AMH ("Animation
Montmorency Haut") puis AMJ (Animation Montmorency
Jeunes).
La ludothèque
Parallèlement à
l'animation de quartier, une
nouvelle expérience est tentée au début des années 80 : une ludothèque -
l'équivalent d'une bibliothèque mais pour les jeux et les jouets - elle s'installe à
côté de la salle d'animation Florian. Il est à noter que ce type de structure était encore
très rare à
l'époque.
Tous ces nouveaux secteurs travaillent en collaboration et sur le mode de
l'échange permanent, les groupes d'animation de quartier fréquentent la
ludothèque, la MLC, etc.
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Nouveau
bâtiment
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La dispersion des centres d'activité,
de plus en plus nombreux,
ne rendait pas leur gestion facile au quotidien. L'idée de centraliser les locaux était devenue impérative.
L'édification du bâtiment du
n°6 de l'avenue de Domont où nous nous trouvons aujourd'hui est le couronnement
des efforts menés par tous.
Le projet de ce bâtiment a donné lieu à deux études
d'architectes (voir les maquettes ci-dessous). Une fois le choix fait -
et quelques modifications à la baisse apportées au projet initial - le
feu vert a été donné pour la construction et la "nouvelle" MLC a été
inauguré le 5 novembre 1988. Elle a permis un véritable rayonnement de
la MLC dans un confort et une qualité d'accueil sans précédents.
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Le projet n°1 (non retenu) vu de face et de côté
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Le projet n°2 dans sa phase de construction
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La MLC dansa phase d'achèvement - début 1988
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A l'aube des
années 2000 |
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En février 1994, après une présence sans faille de près de 20 ans du directeur/créateur de la plupart des activités, mais aussi en proie à des problèmes
financiers et de gestion humaine, la MLC accueille un nouveau dirigeant. Il y
restera presque 10 ans.
Net changement
d'orientation, l'objectif devient alors surtout culturel : le théâtre, la danse, la
musique et les expositions.
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Un atelier de pliage pour les écoles
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Début
2003, c'est le retour de l'ancien directeur-adjoint des années 80, qui,
après avoir oeuvré pendant une décennie à la MJC de
Montigny Les Cormeilles a souhaité reprendre du service à Montmorency. Entre temps, l'équipe des permanents a été
partiellement renouvelée.
La nouvelle mission est claire : redonner de l'impulsion aux
actions de la MLC et s'ouvrir à de nouveaux publics. De nombreux
travaux de rénovation et d'équipement sont mis en place avec,
mais à plus longue échéance, un projet beaucoup plus ambitieux
d'agrandissement du bâtiment. |
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Les buts et les statuts.
La MLC revendique son appartenance à l’éducation populaire qui est un
courant d'idées qui milite pour une diffusion de la connaissance au plus
grand nombre afin de permettre à chacun de s'épanouir et de trouver la
place de citoyen qui lui revient. C'est une éducation qui n'est pas cadrée
dans les structures traditionnelles de la famille, de l'école ou de
l'université. Elle se situe au sein du temps de loisir, par la pratique
volontaire de la vie de groupe, la confrontation, le partage. Elle se
définit généralement en complément des actions de l'enseignement formel.
C'est une
éducation qui
reconnaît à chacun la volonté et la capacité de progresser et de se
développer, à tous les âges de la vie. Elle ne se limite pas à la
diffusion de la culture académique ni même à l'art au sens large, mais également aux sciences, aux techniques,
aux sports et aux activités ludiques...
En réalité
tous ces apprentissages sont l'occasion de développer ses capacités à
vivre en société : confronter ses idées, partager une vie de groupe,
s'exprimer en public, écouter... La notion d’éducation populaire s’appuie
sur des valeurs de respect et de solidarité.
Fidèle à
ces principes et valeurs, la MLC occupe aujourd’hui plus que jamais une
position privilégiée en tant que lien culturel à dimension communale de
proximité. Elle permet de contribuer au développement local, à la création
et au maintient du lien social sur la commune au travers des rencontres,
des connaissances, de l’épanouissement de la personne. Nous devons sans
cesse innover, développer des actions portées par des personnes ou des
partenaires. Nos différents secteurs d’animation : les ateliers
d’artisanat, les activités socio culturelles, la ludothèque, l’aide
ponctuelle aux associations, les expositions temporaires, la programmation
de spectacles et de concerts, l’accueil d’artistes en résidence, sont des
moteurs importants de l’animation. Le Conseil d’Administration s’efforce
de faire évoluer la MLC en ayant toujours à l’esprit ces principes
fondamentaux.
La
politique de programmation est tournée vers le spectacle vivant tout
public et une place importante est réservée pour les publics enfants et
jeunes. La participation à des réseaux comme « Blues en Val d’Oise »,
« Combo 95 », « Festival du conte » par exemple en témoigne également. La
programmation de musiques actuelles, en partenariat avec le Conseil
Municipal des Jeunes et le service jeunesse, participe aux objectifs
d’ouverture pour un large public.
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2011
travaux et rénovation "La briqueterie" |
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Durant
l'été 2011, le projet de rénovation, longtemps retardé et remanié à
plusieurs reprises, est enfin mis en place. Trois mois de travaux avec
réfection des carrelages, des peintures, mise aux normes des toilettes et
des accès, installation d'un ascenseur, rénovation complète de la salle de
spectacles avec gradin rétractable.
Le 10 décembre, lors de l'inauguration, la MLC et sa salle de spectacles
sont officiellement baptisées "LA BRIQUETERIE-MLC"
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